Histoire et patrimoine

Histoire

L’étymologie du terme «BAZOGES» est dérivée de «BASILICA» (mot romain signifiant «église rurale»).

Bazoges-en-Paillers tire son surnom de l’ancienne petite ville de Paillers, autrefois chef-lieu de doyenné.

Bazoges était une châtellenie relevant du marquisat de Montaigu, le plus ancien seigneur connu est Aimeri GUOYAS chevalier-Seigneur de La Barotière qui a choisi pour lieu de sépulture en 1272 l’Abbaye de la Grainetière. Bazoges fut aussi célèbre à la cour au XVIIème siècle, Marie Hillerin, fille de Jacques Hillerin, chevalier-Seigneur de Bazoges, épousa Jean Ireland. Un petit-fils François-Hubert Irland devint conseiller du Roi. La famille IRLAND, aujourd’hui éteinte, était originaire d’Ecosse.

Le curé de Bazoges était à la nomination du doyen de Montaigu et au nombre des chapelles mentionnées au XVIII ème siècle, on trouve : Chapelle de Saint-Esprit - Chapelle Notre-Dame de Logerie - Chapelle de Saint Clair des Gaboriaux fondée en 1737 par Pierre Gaborieau, curé de Bazoges, dans l’église même.

L’Eglise telle qu’elle se comportait, place Notre-Dame (Vieille Place), parait avoir été bâtie par Mr Clair Gaboriau, curé de la paroisse pendant 50 ans. Elle avait la forme d’une croix latine et un des deux petits autels était consacré à Saint Mathurin, fêté le 10 Mai, dont les enfants étaient voués. On dit que vers 1620, l’implacable maladie qu’était le «croup» emportait beaucoup d’enfants. On porta la statue de Saint Mathurin en procession et le fléau cessa immédiatement. Depuis ce temps jamais le croup n’aurait fait mourir d’enfant à Bazoges.

L’histoire bazogeaise c’est donc la Place Notre Dame, occupée autrefois par l’église entourée d’un cimétière, avec derrière et existant encore un ancien presbytère, d’où partait, raconte la légende un souterrain qui reliait le Puy Greffier et le château.

ancienne eglise

Mais la dernière personne ayant suivi ce souterrain ne pu faire plus que quelques centaines de mètres, arrêtée par l’inondation du passage.

Ce qui parait sûr cependant, est l’existance d’un souterrain refuge d’une ancienne maison. L’entrée de ce souterrain-refuge a été murée vers 1945, suite à un effondrement de terrain. Mais quelques jeunes de l’époque se rappellent être descendus jouer à l’intérieur de salles et galeries.

Riche en histoire, Bazoges était traversée par une voie romaine qui venait de Saint Georges et que l’on devine encore un peu, (au droit du pont) entre les routes de Beaurepaire et de Saint Fulgent.

L’armée Napoléonienne traversa également la commune, et après un campement près de la rivière, beaucoup attrapèrent le paludisme, un mal peu connu à l’époque, c’est à partir de ces faits que l’on baptisa le «Malpalu», la rivière délimitant les communes de Bazoges avec Beaurepaire.

Bazoges paya un lourd tribu aux guerres de Vendée, et fut un haut lieu de résistance, le château de la Rairie a appartenu à la famille De Sapinaud.

Histoire mouvementée qui contraste avec la beauté des paysages, le charme de la Templerie, avec ses dolmens et menhirs, le site de l’étang neuf et le calme et la tranquilité des vestiges des manoirs de Logerie, de la Rancunelière et du Château, sans oublier les sculptures de l’église actuelle construite en 1905, et ses magnifiques vitraux, dont l’un retrace le martyr de l’abbé BRENUGAT, vicaire du curé BONNEAU, qui a péri dans la campagne d’outre-loire (guerres de Vendée). Déporté en Guyane, le vicaire mourut d’inanition dans une forêt de Kononama.

menhir

 Voir quelques cartes postales de la commune en cliquant sur l'image ci-dessous :

vieux bazoges

Cadastre Napoléonien

cadastre napoleonien 1838

Patrimoine

P'tit Musée

Situé dans le village de Belon (route des Landes Génusson), l’équipe du P’tit Musée vous accueillera dans un cadre de vieux bâtiments et vous fera découvrir plus de 1000 objets et outils agricoles, vinicoles et artisanaux (forges, boulangeries, menuisiers) datant du XVIII au XXème siècle.

Ouvert le dimanche après-midi en Juillet et Août ou sur rendez-vous

Tél : 02 51 07 71 32 ou 02 51 07 70 83

ptit musee